MSA : retour à la page d'accueil

MSA
Sud Aquitaine
ima

barre d'outils

Augmenter la taille du texteDiminuer la taille du texte

Navigation, Menu gauche, Corps Aller au contenu

Vous êtes ici :  Accueil > Santé et Sécurité au travail > Connaître les risques > Le risque machine > Attention aux balles rondes

corps de page


outils pratiquesEnvoyer à un ami (nouvelle fenêtre)Version imprimable (nouvelle fenêtre)

Attention aux balles rondes

Balles rondes

Suivez ces conseils de la MSA pour ne plus prendre de risques en confectionnant, transportant ou stockant les balles rondes.

Confection des balles rondes : risque maximum

 

Le principal danger des presses à balles rondes survient lors d'un bourrage. Pour éviter celui-ci, autant réaliser des balles de forme régulière. Pour cela, il faut que l'andain soit régulier sur sa largeur, tout en étant d'une dimension adaptée au pick-up de la presse.

 

L'excès de matière à certains points peut donc provoquer des bourrages. Pour les éviter, il suffit parfois de réduire la vitesse d'avancement sur l'amas de récolte. Aplanir l'andain au moyen d'un vieux pneu ou de chaînes fixées à l'avant est un autre moyen d'éviter les bourrages.

 

Quoi qu'il en soit, si vous ou quelqu'un d'autre devez opérer devant le pick-up de la presse :

  • N'intervenez jamais sur une machine en fonctionnement ;
  • débrayez la prise de force et coupez le moteur du tracteur avant d'intervenir.

Il faut savoir que le temps de réflexe humain est d'un 1/3 de seconde. Dans ce laps, le tambour d'un pick-up entraîné à 540 tours/minutes aura effectué 3 mètres en tournant sur lui-même. Autrement dit, si on ne respecte pas les consignes de sécurité, tout ce qui peut se situer à immédiate proximité du roundballer (opérateur, enfant, animal...) risque d'être happé par la machine, et ce sans rémission.

De par le temps de réflexe nécessaire, il est humainement impossible de réagir à temps en stoppant l'engin.

 

Transport : des règles clairement établies

 

Le gabarit routier normal autorisé est 2,55 m : pas de problème si vous disposez côte à côte deux balles de 1,20 m. Il en va autrement avec des balles de 1,50 m ou "a fortiori" de 1,80 m : vous passez alors dans le domaine du convoi exceptionnel avec les conditions d'âge du conducteur (18 ans) et de signalisation qui s'y rapportent.

 

Sur un plateau de 6 m, on peut charger des balles de 1,2 ou 1,5 m sur deux rangs de large et de haut, ce qui représente facilement 6 à 7 tonnes de foin. Donc, attention à ne pas dépasser le poids total en charge autorisé. Avec un tel chargement, la vérification de l'état des freins et des pneus n'est pas superflue.

 

Sur la route

 

A partir d'une certaine distance à parcourir, il est fortement conseillé de consolider le chargement et de barder la remorque pour que les balles se trouvent ainsi inclinées vers le centre de la remorque pour une meilleure stabilité. De même, des crochets de liaison peuvent contribuer à maintenir les balles entre elles.

 

La vitesse de remorquage est limitée à 25 km/h et il faut aborder les virages, ronds-points ou pentes accentuées à faible vitesse pour éviter un déplacement voire un renversement du chargement. Le transport de passagers sur la remorque est évidemment formellement interdit.

De jour ou de nuit, installez et utilisez un gyrophare sur le tracteur et un autre à l'arrière gauche de la remorque. Un automobiliste roulant à 90 km/h dans votre direction mettra 4 secondes pour parcourir 100 m : autant qu'il vous voit le plus tôt possible. Les feux rouges de signalisation et de freinage, les clignotants et dispositifs réfléchissants sont obligatoires sur l'engin remorqué dès lors que ce dernier masque ceux du tracteur.

 

Manipulation et mise en place des balles

 

Qu'elles soient de paille, de foin ou de regain, il y a toujours danger quand on manipule des balles rondes.

  • Une balle à la fois

Lors des opérations de stockage ou de déstockage, ne manipulez qu'une balle à la fois : vous éviterez des risques de chute et de déséquilibre du matériel.


Lorsque vous procédez à ces opérations, assurez-vous que personne ne se trouve dans la zone de travail. Dans tous les cas, une aire de stockage n'est pas un lieu réservé au jeu ou à d'autres activités.

  • Le danger vient du haut

Si vous faites stocker par une entreprise ou un voisin, comparez vos matériels. La hauteur d'une colonne réalisée avec un chargeur télescopique risque d'être incompatible avec les capacités de votre fourche ou de votre chargeur frontal.

 

Vous pourrez toujours les faire tomber en grimpant sur la pile, nous direz-vous : sans doutez de vos dons d'acrobate, cest l'une des causes d'accidents la plus fréquente, par la chute et/ou l'écrasement.

En aparté, il faut savoir que les conséquences d'une chute du 5e rang (6 m) d'une balle de 300 kg sont les mêmes que celles d'une chute de 7 étages : à méditer.

  • Une situation stable

La stabilité des colonnes est un élément primordial. Elle passe tout d'abord par un nivellement des sols qui doit être particulièrement soigné.

Les balles doivent être de forme régulière, bien réalisées, afin de prévenir leur déformation. Mais cette précaution ne suffit pas : mieux vaut encore appuyer le tas aux structures du bâtiment (poteaux, murs) pour éviter les éboulements. Pour répartir la poussée des piles contre les structures et éviter que le bâtiment ne tende à se coucher, on réalise le stockage à partir du centre puis en empilant alternativement de part et d'autre.

 

S'il est commode, le stockage vertical ne présente donc pas que des avantages. Outre les risques qui viennent d'être évoqués, il crée aussi des trous ou "cheminées" entre les colonnes : ne montez jamais sur des piles sans avoir prévenu quelqu'un de votre intervention. Il existe une solution : il faut décaler la couche supérieure et boucher chaque trou avec une balle.

Pour maintenir les piles, on installera des sangles, des perches, des cordes ou des filets : on évite ainsi qu'elles ne chutent toutes seules, du fait de l'évolution du fourrage dans le temps ou des manoeuvres que l'on fait à proximité.


Le stockage

  • Histoire d'eau

Le foin, pour être conservé stable, doit contenir moins de 15% d'eau.
Le degré de séchage est déterminant lorsque l'on utilise une presse à balles rondes, surtout dans le cas de chambre de décompression à volume variable. En effet, dans ce système, le début de l'enroulement de l'andain constitue un noyau cylindrique dur dans lequel l'air ne peut plus circuler. Si le foin est humide, il y aura fermentation et production d'une chaleur intense susceptible de s'embraser dès 70° C.
On a donc intérêt à laisser les balles rondes quelques jours dans le pré avant de les engranger.

  • Prendre la température

Surveiller régulièrement la température du fourrage constitue un acte de prévention : faire appel à ses sens (en l'occurrence la vue et l'odorat) ne suffit pas. La sonde thermique permet d'apprécier avec une extrême précision le comportement du fourrage et donc l'évolution de la température.

 

Au delà de 70° C, le danger d'incendie spontané est imminent : la rubrique "faits divers" des quotidiens ne manque pas d'exemples pour le rappeler. Le fourrage doit être déplacé sous la protection des pompiers : dans ces conditions, ne dépilez jamais sans leur présence tant le risque de feu spontané est important.

 

Enfin, ne réalisez pas de travaux par points chauds (soudures, meulages...) à moins de 10 mètres de la paille ou du foin. Éloignez également tracteur, moissonneuse, automobile et autres sources potentielles de points chauds. Autre précaution : le bon état de l'installation électrique doit être vérifié une fois par an.

outils pratiques Envoyer à un ami (nouvelle fenêtre) Version imprimable (nouvelle fenêtre)  
menu de navigation secondaire

mentions légales

© MSA Sud Aquitaine - Tous droits réservés
Aller à la page d'aide Consulter les informations légales